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MARIE CLAIRE

“Terre de Chine, le meilleur du thé chinois véritable

Lyne Wang est attachée à ses origines chinoises et à l’artisanat de son pays. Ainsi, elle a ouvert Terre de Chine, une boutique spécialisée dans le thé chinois véritable et de qualité, avec un choix varié pour répondre aux goûts de tous.

Le choix d’un thé véritable pour une dégustation unique

Le thé est bien plus qu’une boisson, c’est un véritable art de vivre. Le thé vert, fort en théine, sera plutôt conseillé le matin, alors que les thés noirs, rouges ou wulong seront à privilégier au cours de la journée. Une consommation quotidienne permet de profiter pleinement des vertus du thé. Depuis 1997, Lyne Wang sélectionne les meilleurs thés de Chine pour faire vivre une expérience gustative unique. Elle rassemble les six familles de thé chinois au sein de sa boutique parisienne Terre de Chine.

Un contact privilégié avec les producteurs de thés chinois

Depuis plus 20 ans, Lyne Wang se rend régulièrement en Chine pour entretenir une relation de proximité avec les familles de producteurs indépendants. Ce qui lui permet également de garder un œil sur la production, afin de toujours proposer un thé de qualité dans sa boutique Terre de Chine. Des thés qui proviennent exclusivement de la récolte annuelle, en quantité limitée, afin de garantir leur fraîcheur. La durée optimale de conservation est de deux ans, afin de profiter de toutes leurs saveurs. À l’exception des thés Pu Er Sheng Cha qui se bonifient avec le temps.

Un large choix pour ravir tous les palais

Chacune des six familles de thés se compose de nombreuses variétés de thés, avec des saveurs différentes. Le premier conseil de Lyne Wang est de goûter différents thés, hors thés jaunes et blancs qui sont plus spécifiques, pour découvrir le goût du thé véritable et cerner ses propres préférences. Sur la boutique en ligne Terre de Chine, les thés sont catégorisés par familles et variétés, par province de production ou encore par préférence de goûts, entre autres. Dans la boutique parisienne, Lyne Wang prend le temps de faire connaissance avec les clients, de cerner leurs habitudes quotidiennes pour leur proposer le thé de qualité le plus adapté.

Terre de Chine a déjà fourni des établissements de renoms comme le Ritz ou le Crillon, Cheval blanc. et a séduit le palet d’Anne-Sophie Pic. La boutique ambitionne de proposer ses thés chinois dans d’autres hôtels et palaces.”

Les incontournables, article du 31 janvier 2022

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Les mille subtilités de l’art du thé

Atelier

Maître de lui-même et de ses émotions, l’amateur de thé est aussi maître de son temps. Le thé, il ne le boit pas debout, comme l’amateur de vin, mais assis, dans son salon, ou accroupi, sur un tatami.

Comme l’écrit joliment Gilles Brochard, adepte des voyages intérieurs provoqués par le thé, “déguster un thé, c’est déjà partir, conquérir des ailleurs”. Contrairement au vin, le thé ne débouche pas sur l’ivresse, mais procure un mélange d’excitation et de relaxation. Comme le vin, en revanche, l’univers du thé réclame des années d’initiation, de dégustation, de lecture, de voyages et de rencontres.

Pour Lyne Wang, fondatrice de Terre de Chine, rue Quincampoix, à Paris, “il est impossible de parler du thé en général. Rien qu’en Chine, où le thé a été découvert, il y a plus de 4 000 ans, il existe une infinité de terroirs, de climats et de théiers, et sur les milliers de paysans qui les cultivent, aucun ne produit exactement le même thé…” Alors que le raisin n’est récolté qu’une fois par an, le théier, qui est un arbre à fleurs persistantes, donne au moins trois récoltes annuelles : printemps, été, automne ! “Chaque récolte, explique Lyne Wang, se déroule en plusieurs cueillettes et chacune donne une feuille différente : un thé de première cueillette n’aura donc pas le même goût qu’un thé de deuxième, troisième ou quatrième cueillette…”.

Née en 1966 à Shanghaï, Lyne Wang s’est prise de passion pour les thés de Chine, en 1995. Aujourd’hui, de nombreux étudiants et hommes d’affaire chinois viennent la voir à Paris pour redécouvrir les plus grands thés d’origine que, dans leur propre pays, ils avaient perdu l’habitude de boire : “En Chine, la plupart des gens boivent du thé sans se poser de questions, ils voyagent peu et connaissent mal leur pays. Ainsi, un habitant de Shanghai boira-t-il les thés de sa province, sans aller voir ailleurs, à des milliers de kilomètres de chez lui, dans les campagnes pauvres et sous-développées ou dans les montagnes où sont cultivés les thés d’exception.” Chaque année, Lyne Wang se rend donc dans les provinces les plus reculées de Chine à la rencontre de paysans parfois très pauvres qui n’ont jamais utilisé le moindre pesticide. “Ils  façonnent leurs thés de la même façon depuis des milliers d’années ! Cultivés à 2500 mètres d’altitude, leurs théiers centenaires sont parfois hauts de plusieurs mètres et leurs feuilles sont consommées comme des médicaments.”

Dans sa fabuleuse boutique du Marais, Lyne Wang n’a sélectionné que quinze producteurs cultivant les six familles de thés chinois traditionnels : blanc, vert, rouge, noir, wulong et jaune. La règle d’or pour choisir son thé ? “Exigez l’appellation, la provenance et la date ! Sinon, abstenez-vous, car il n’y a pas de contrôle de qualité en Chine. Les thés les plus médiocres sont parfumés au jasmin ou à la rose pour dissimuler leurs défauts.” Il faut absolument goûter son thé blanc d’avril 2013 appelé Yin Zhen (“aiguilles d’argent”) originaire de la province du Fujian au sud de la Chine. C’est un thé de printemps, issu de la première cueillette, au subtil goût d’orchidée, qu’il faut servir dans une tasse blanche pour en apprécier la couleur pâle.

Pour Lyne Wang, les bons thés fumés au feu de bois sont très rares : “La plupart des thés réservés à l’exportation sont fumés au charbon. Un vrai thé fumé doit être fin, sans lourdeur ni amertume.” Si vous aimez ce type de thés, précipitez-vous sur son Zheng Shan Xiao Zhong, provenant d’un arbre âgé de 200 ans enraciné sur des rochers. Après la fermentation, ses feuilles très fines ont été fumées au-dessus d’un poêle à bois. Le goût de fumé est dans la bouche, pas dans le nez, délicat et toujours persistant après la dixième infusion ! Mais pour accéder à l’Everest des grands thés de Chine, il faut se rendre à Pu’er, un village de plus de 3 000 ans entouré de six montagnes, bénéficiant d’un climat et d’un terroir exceptionnels. “Pu’er est aux thés de Chine ce que les grands bordeaux sont au vin français, assure Lyne Wang, sauf que, depuis 1970, la Chine exporte un pu’er “accéléré” au goût désagréable de terre et de moisissure. Il faut quarante jours de fermentation pour façonner un vrai pu’er. Si on veut accélérer le processus, on ne mettra que dix jours, en ajoutant de l’eau et en chauffant, d’où le goût de moisi…” Son pu’er Sheng Cha de 2009 est issu d’un théier sauvage âgé de 500 ans, haut de 10 mètres : “La plantation est une forêt, impossible donc d’y mettre des pesticides !” Ce thé noble, traditionnellement comprimé sous la forme d’une galette, peut être conservé vingt ans. Dans la tasse, on admire sa couleur ambrée, son nez de tabac et sa bouche très pure aux saveurs fruitées.

Extrait de l’article d‘Emmanuel Tresmontant, journal Le Monde du 3 août 2013.

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Le Magazine du Monde

Les puristes préféreront sans doute se réfugier dans les authentiques maisons de thé, comme Terre de Chine à Paris. Ouverte il y a quinze ans par Mme Wang, avec le modeste souhait de “faire comprendre aux gens ce qu’est vraiment le thé”, la boutique est si épurée qu’on la prendrait d’abord pour un comptoir médicinal. Mais l’accueil y est chaleureux, avisé, généreux.

Les thés sont naturels (ni aromatisés, ni mélangés), vendus au poids et sélectionnés directement, saison après saison, auprès de petits producteurs des quatre coins de la Chine. Ici, on découvrira des parfums délicats, des “terroirs” inconnus, des millésimes précieux et des gestes précis d’une infinie douceur. Car “pour bien sentir les goûts, il faut respecter les préparations”, dit MmeWang.

On repartira avec quelques grammes de wulong ou de thé rouge du Yunnan et des indications pour les infuser selon les règles de l’art et se rapprocher peut-être, ainsi, de l’esprit du thé.”

ARTICLE de Camille Labro, Le Magazine du Monde.